L’Édito de la Semaine…

L’Édito de la Semaine…

Que du bon…


Et ça fait du bien de le dire, malgré les temps qui courent la flamme est restée intense, elle éclaire de mille éclats notre monde du rugby, autant sur le plan national que près de chez nous, nos équipes donnent le maximum, nous donnent tant de raisons pour entrevoir un avenir somptueux.


Sous l’aile de notre aigle du Faron, les tricolores vont sûrement survoler cette fin de tournoi et ce n’est pas l’Ecosse qui tendra le filet, même les anglais sont d’accord avec nous.


Une fois de plus l’escadron toulonnais arrive à la rescousse, faites le jouer coquin di diou, car s’ils vont nous manquer chez les lyonnais, nos petits seront énormes en défendant le pays.


Mais avant d’être nos idoles ils ont lâché combien de balles, ils ont manqué combien de cartons, ils ont eu douze ans et un peu plus, ne l’oublions pas, n’oublions pas non plus ceux qui pendant des générations ont permis l’éclosion de tant de talent, ces jardiniers de nos jeunes pousses qui continuent à arroser l’éternel éden de Mayol avec cette source intarissable qui baigne tant de rêves et d’espoirs enfantins, le RCT les a mis à l’honneur, c’est vrai qu’ils sont les socles de nos passions, bravo à nos éducateurs, merci pour avoir donné tant d’enfants à Besagne qui ont essaimé les valeurs toulonnaises dans le monde entier, de temps en temps il est heureux d’en parler.


Samedi nous remontons le Rhône, contre le courant et une équipe qui veut se refaire une santé, ça va être dur à croquer, le jésus ne sera pas dans la crèche mais nous ne lui ferons pas non plus de prières, nos minots ont les dents et les hors-d’œuvres vont être épicés mais avec un bon rosé de La Crau on digèrerait une soupe de riganéous, il faudra en monter une grosse bonbonne millésimée.


Ecoute-moi bien, le résultat on s’en balance, et oui, bonnard de gagner, bonnard de perdre en ayant envoyé tout ce que nous avions dans les tripes et si nous prenons le bonus offensif, c’est encore mieux, putain, bientôt nous ferons trembler toute la nation, même l’Occitanie, bientôt tous nos bambocheurs, nos éclopés, nos voyageurs, notre  tribu sera rassemblée autour du totem de nos aïeux et le tam-tam guerrier résonnera dans les rastoubles sauvages et provençales, même les perdigaous auront les pattes rouges et noires et cette fois nous revivrons nos amours.


Supporters toulonnais ne te calme pas, reste toujours dans ta folie traditionnelle, douce ou brutale, gonfle la tirelire, demain nous ne les lâcherons plus nos virtuoses, nous avons cent ans à rattraper, cent ans de chansons à brailler, respire un bon coup, ça emboucane le pèbre d’ail et le cade des collines, rien n’a changé, la fleurette gigote sous un baou égaré, le printemps la chatouille, tout un peuple l’attend.


Allez zou, face aux lyonnais et aux écossais, flibustiers de la Rade et enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé.