L’Édito de la Semaine…

L’Édito de la Semaine…

‌AAAAAAAAAAAAA NOUS !!!


Elle est pour nous cette coupe, oui elle sera à nous !


C’est la guerre, pas de quartier, pas de pitié, minots vous êtes nos guerriers depuis cent ans, alors faites la guerre !


Demain le Pilou-Pilou sera national, le coq tout fier se joindra aux cigales pour en pousser un si fort que ses éclats estourdiront tout le pays.


L’anglais ne passera pas, colosses toulonnais, la pucelle a donné l’exemple, aujourd’hui le fanion compte sur vous, des hordes d’amoureux de la balle biscornue baderont vos couleurs,  vous êtes l’honneur de tout un peuple et ce n’est pas une bouffonnade de le clamer.


Et puis ce match il n’est plus pour demain, il a commencé depuis l’instant où une ola grandiose a fêté la victoire des demies, le coup de sifflet, le coup d’envoi nous l’entendons toutes les minutes, vé, ils ont déjà marqué un essai les diables de notre paradis, alors en attendant les autres préparons-nous à une bringue dévastatrice de tous les soucis du moment, de cette merde qui se promène sournoisement.


Demain même les vieux babachous retrouveront leurs vingt ans et toutes leurs dents, tu vas dire que j’exagère, et non, j’en suis sûr, j’en rêve, j’y crois, j’en bave, j’en chiale et nous sommes des milliers de foualés encocardés, de jobastres de la fleurette à pantailler cet exploit.


A Mayol l’étagère est bien propre, elle s’est faite toute belle pour recevoir une nouvelle copine et bien qu’étant de bois elle a sûrement une âme.


Et tous les supporters, punis de trop aimer, ils la méritent déjà cette joie emmaillotée de rouge et noir, comment ne pas avoir la pigne lorsque l’on pense à cette finale paumée dans le néant devant quelques centaines de passionnés, était-elle possible ailleurs ?


Toulonnais, comme des millions d’ovalivores, tu seras devant ta télé, mais toi tu trembleras de la papille, tu frémiras de la pupille, parce que tu seras devant tes espoirs, la promesse d’un grand jour, la confirmation d’une vérité que tu étais peut-être seul à détenir, prêt à hurler tout ce bonheur qui ronronne dans ton cœur.


Minots que vous dire ? Que nous ferons tous le voyage, dans une bourrade de mistral, sur un nuage sans fin, sur cette avenue qui nous mènera une nouvelle fois vers la légende.


En entrant sur la pelouse, aujourd’hui si lointaine, regardez vers le ciel, un gabian, une cigale, deux brins de farigoule, une nation, tout Besagne seront encore plus près de vous.


Minots, demain vous serez notre orgueil, nos tripes, vous serez nous ……

 

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