L'Edito du Match

Va comprendre …       
 
Tu aplatis quatre beaux essais, eux que deux, tu prends le dessus en mêlée pendant 70 minutes et tu perds, de peu tu me diras, mais tu perds.

Alors ne nous planquons pas derrière un arbitrage qui a abreuvé l’adversaire de pénalités plus ou moins justifiées, nous commençons à en avoir l’habitude, ne nous plaignons pas de cet air humide qui rendait le ballon glissant, alors pourquoi avons-nous réanimé des soit disant moribonds, des vaincus chroniques, des prétendants à la Pro D2 ? Comment des chanteurs de rues peuvent envoyer la chanson aussi bien que nos artistes des Concerts Mayol ?

Une seule explication, la bave, la rage, l’envie, les agenais en avaient peut-être plus que les nôtres, ils jouaient leur survie, nous un brin de notoriété.

Un président en colère, nous le comprenons et nous sommes aussi à la fois surpris et, disons-le, déçus par la réponse donnée par nos avants à toutes ces charges, ces mauls coriaces qui nous ont mis en échec si souvent.

Bon, c’est dit, oublions les deux dernières mêlées qui m’ont laissé sur le cul, le moment est à l’analyse et nous avons les hommes de l’art pour cela.

Minots, pendant le prochain entrainement, arrêtez-vous l’espace d’un instant, écoutez-le ce vent qui franchit le Faron, il vous apporte un message dans toutes les langues et même en provençal, il essaye sûrement de vous raconter notre histoire, celle des hommes qui ont écrasé avant vous les gazons maigres qui blessaient les genoux, ils avaient un cœur gros comme la nouvelle tribune et sans être souvent les meilleurs ,ils étaient les plus forts.

Voilà,  ici vous êtes les gardiens de cette citadelle qui enferme jalousement notre fierté démesurée de toulonnais, peut-être que nous ne sommes pas raisonnables, que nous demandons tant, que nous ne réalisons pas qu’il y a toujours mieux, qu’il y a toujours pire, alors de temps en temps il faut nous pardonner et de temps en temps il faut nous écouter.

Tè, ces quatre mots, c’est du vent, un restant de mistral, je ne m’en rappelle plus, ce dont je suis sûr c’est que nous y croyons encore plus, qu’on vous aime encore plus …

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