L'Edito de la Semaine

À un ami dans les iles lointaines…

Je t’envoie ces quelques lignes pour te raconter l’embrouille abominable qui nous est arrivée pas bien loin de la place Besagne, nous avons perdu à la maison, tu vois un peu la secousse, Cuverville en tremble encore, ça t’a fait une putain de vague, un véritable raz de marée, tant dans trois jours il arrive sur tes côtes tropicale, fais gaffe.

Maintenant que le teston a un peu refroidi je vais essayer de t’expliquer cette mauvaise surprise, ou plutôt non, il y a des choses qui ne s’expliquent pas, elles arrivent comme un pet sur une tringle et tu restes tout couillon ou tu prends la colère. Mais rassure toi il n’y aura pas de révolution dans notre république, rappelle toi la saison dernière, toutes ces gangasseries et si on ne se fait pas niquer à la fin, nous étions champions.

Aux Z’ACRAU tu nous connais, on bronche pas, nous ne sommes pas des irréductibles pour des prunes, ce ne sont pas quelques points safranés qui vont nous entamer le moral, au contraire, le cœur bat encore plus vite, les ratounes se serrent, l’œil brille un peu plus mais on tient le coup et même plusieurs coups…

Enfin les minots, nous finissons par les connaître comme si nous les avions faits et lorsqu’ils ont la colique nous avons mal au ventre.

Ecoute, je vais te dire le fond de ma pensée, notre RCT, ce club qui est devenu un géant d’Ovalie, l’idole de son peuple, une star adulée, respectée, enviée, évidemment critiquée, il est fait de décideurs, d’entraineurs, de la multitude des supporters qui sont fiers et se flattent de l’être, alors dans les situations glorieuses et les autres nous sommes tous dans la même affaire, derrière nos joueurs et chacun a sa part de boulot et de responsabilité.

Il faut faire encore plus, il faut faire encore mieux et il faut qu’à Mayol nous soyons 18 000… et que nous chantions, et encore plus fort si ça va mal !!

Samedi nous sommes invités chez les Tarnais à déguster du café fort, du vrai jus de crampon, et bien tant mieux on va y ajouter un vieux marc de Provence et de cette niaque qui continue a s’entasser dans nos vestiaires, qui commence à chatouiller les guiboles de nos joueurs bien conscients de ce qu’attendent les tribus du totem rouge et noir, mais il n’est pas question de se monter un joli cinéma, la tâche sera mariole et à la fois une formidable occasion de relever la tronche et pour ça je sais que les moussis sont prêts.

Voilà, je t’ai fait respirer un peu du parfum qui actuellement se mêle à celui de notre muguet traditionnel et crois moi l’escalade espérée se prépare, les éclopés, les sélectionnés, tout l’équipage sera bientôt sur le pont, paré à l’abordage pour de nouvelles conquêtes…
 
PS : J’espère que tu assisteras au prochain match à Mayol, Porquerolles ce n’est pas si loin…


 

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