Nous allons les croquer comme des fauves affamés, comme des fauves qui attendent leurs proies couchés sous les arbousiers géants des savanes carnoulaises.

Je bombarde un peu, oui, mais j’ai encore ce petit souvenir de la chanson qu’entonnaient leurs supporters enragés dans leurs cages rembourrées, ils nous cherchaient, et bè ils vont nous trouver cette fois.

C’est une rentrée, comme un nouveau chalenge, comme nous aimons, comme nous attendons.

Tu les entends les quatre rigaous qui cliquotent, c’est sûrement le printemps qui tape à la porte et alors là, hou noun di dïou, comme toi j’ai les artères qui exagèrent, qui se prennent pour les grands boulevards, on se voit déjà à Clermont, à Marseille, on se voit beau comme un cabanon qui a changé les tuiles, comme cette étoile qui commence à nous faire de l’œil avec des airs de tapineuse.

Attend une seconde, je vais sur le balcon regarder dans le pot de terreau enrichi de la poussine de la Crau, si la brindille pointille le bout du nez, pas encore, mais je sens qu’elle se gangasse, elle se languit la fleurette, pas tant que nous.

Je crois que nous ne changerons jamais, rien ne peut emmouscailler notre manière d’être sûrs de ce que l’on désire, d’expliquer avec des grands gestes pourquoi demain nous chanterons encore plus fort et les mille raisons qui nous ont tatoué ces lettres centenaires sur le nichon de gauche, notre club, notre fierté, notre RCT.

Avant d’aller croquer quatre biscuits salés, je voudrai en toute amabilité poser une question à M. Novès (ça ne servira à rien, mais ça me fait plaisir).

Voilà, il y a deux toulonnais que vous avez logiquement appelé, Xavier a fait un grand bien à la mêlée, Mathieu en pleine bourre a été oublié, et maintenant ils rentrent à la maison, nous les ovationnerons samedi, mais bien qu’ils soient de Mayol, je n’ai pas tout compris, est-ce que vous pourriez nous raconter l’affaire ?

(Semaine 7)